Lorsque nous arrivons chez lui,
“Marquée au fer”, ‘Chapitre VI’ - Eva Delambre
Lorsque nous arrivons chez lui, après une douche, il m’ordonne de m’allonger nue sur une petite table. Elle est juste assez longue pour que je puisse y poser le dos et la tête, mais pas les jambes. Ce qui n’est pas un problème. Je dois rester sur le dos, écartée. Les jambes ouvertes et relevées. Les chevilles liées par une corde qui passe derrière mes épaules, m’obligeant à l’impudeur. Les bras le long du corps, les poignets retenus eux aussi par un lien qui finit par se faire douloureux. Je suis immobilisée. Objet de décoration vivant. Statue de chair. Un bandeau sur mes yeux. Aveuglée. Réduite à rien. Un corps nu. Une offrande. Je suis ce qu’il veut que je sois. À disposition. Orifices offerts. Juste un corps. Il peut me laisser là. M’ignorer. Jouir de ce tout-pouvoir. Je suis sa chose. Un jouet qu’il possède. Une âme soumise. Il peut revenir plus tard, constater l’humidité de ma chatte. Me prendre. Me posséder. Me frapper. M’humilier. Et à nouveau m’abandonner. Il peut tout. Il le ressent pleinement. Moi aussi. Intensément. Je suis trempée. Liquide de plaisir de me savoir soumise. À lui. Mon seigneur et maître.