Ma bite approuve à petits saluts répétés
“La brûlure de la neighe”, paragraphe 3 - Françoise Rey
Ma bite approuve à petits saluts répétés. Je joins mes hochements de tête aux siens. « J’essaie de venir avec toi ! dit ma délurée. Regarde pas, si tu veux, mais laisse faire !… » Avec sa permission, je garde les yeux serrés, et tout mon corps, réceptif à hurler, se met à frissonner parce que le double coussin de soie de sa gorge vient de se poser sur mon thorax ; entre nos deux ventres, une de ses mains s’occupe à une besogne mystérieuse et soudain je sens, autour de ma colonne, une sorte de baiser humide et chaud, une douce succion qui m’emprisonne d’abord la base de la bite puis remonte tout doucement jusqu’au col, le franchit, encapuchonné le gland de sa caresse énigmatique, repart en sens inverse, en tirant sur la cagoule, en me décalottant plus furieusement encore que je ne l’étais déjà. C’est le glissement régulier et fabuleux d’une limace vorace, amoureuse, verrouillée autour de moi et diaboliquement consciencieuse. Une petite halte à la racine, où mes couilles s’exaspèrent d’échapper au massage, et la limace repart dans l’autre sens, me remonte, me dévore, m’oint d’une liqueur gluante à laquelle je ne vais pas tarder à mélanger la mienne. La curiosité le dispute en moi à la volupté, et j’essaie de relever la tête, de comprendre comment elle s’y prend pour me sucer alors que sa bouche halète dans mon cou. Sa main à mon front me repousse, ramène ma tête sur l’oreiller.