Exquis vertige de la main
“Monsieur est servi”, paragraphe 4. ‘La purée mousseline’ - Esparbec
Exquis vertige de la main qui remonte sous la jupe d’une femme et qui est assurée de cueillir un cul nu. Un cul spécialement dénudé à son intention. Prêt à être consommé ! Comme elle savoure, ma main d’homme, la douceur de l’épiderme féminin, la fermeté élastique de la chair, le galbe de chaque fesse. Elle en soupèse une, passe à la voisine, revient à la première… tant de richesses pour une seule main ! Elle descend entre les cuisses, par-dessous… Douceur soyeuse des poils féminins… Toni frémit, ses jambes s’écartent… N’allons pas trop vite, mon vieux Pierre, un cul pareil, ça se déguste. Laissons, mais avec une infinie lenteur, nos doigts épouser la courbe interne du sillon mystérieux, l’étroite frontière qui sépare les fesses, où elles s’attachent l’une à l’autre… laissons-les, nos doigts, descendre vers les régions torrides… Dieu du ciel, quel brasier !
– Monsieur !
A peine un murmure, mais si intense. Et si honteux…
– Monsieur… non… je suis…
Les mots vont-ils franchir ses lèvres ? Mais déjà d’autres lèvres répondent aux questions de mes doigts, et celles du haut n’ont plus rien à m’apprendre. Elle est trempée, pardi ! Savourons ! Mes doigts sont littéralement aspirés par le tendre marécage. Aux aguets, Toni épie mes réactions. Il y a des imbéciles qui n’aiment pas que les femmes mouillent trop. Ce n’est pas mon cas. Seigneur, avec quelle ivresse j’ai plongé mes doigts dans le calice. Avec quelle volupté je m’y suis englué !
– Je suis mouillée, Monsieur… c’est ce que je voulais dire… c’est parce que j’ai fait le ménage…
Mais à me sentir farfouiller, la mâtine a compris que c’est loin de me déplaire. Soulagée, elle se permet de me caresser la nuque et plie les genoux pour mieux s’ouvrir.
– Ce n’est pas parce que je vous touche, Toni, que vous mouillez ?
– Peut-être un peu aussi…
– Parce que vous êtes vicieuse ?
– Peut-être un peu aussi…
Déjà, elle prend ses aises. C’est que mes doigts, en pataugeant joyeusement, lui avouent que j’appartiens à l’espèce d’hommes pour laquelle les mouilleuses comme elle sont taillées sur mesure ! En cajolant le bourgeon de son anus, ils achèvent de la renseigner : je suis donc aussi un de ces hommes qui aiment le trou du cul des femmes ! Comme cela tombe bien, Toni adore qu’on s’intéresse au sien ! Reste le dernier test : une fois de plus, ils la décousent par-dessous. Au premier contact de l’index sur le clitoris (que j’ai débusqué du premier coup), elle a su (et j’ai su avec elle) que nous allions nous entendre comme larrons en foire : nous étions aussi branleurs l’un que l’autre !